
« Imaginez que le 5 [novembre] au matin vous entendez les informations : Barack Hussein Obama est élu président des Etats-Unis, comment vous sentirez-vous ? »
La foule agglutinée lors du meeting du Grand Old Party en octobre 2008 répond d’une seule voix à la question de son élu : « Tuez-le ! ». Une pancarte s’élève au-dessus des visages rouges de rage des partisans républicains : « Lâchez les chiens. »
Dans le sillage de ce racisme latent, Sarah Palin nommait son concurrent par son deuxième prénom « Hussein ». Cette tactique, auparavant électoraliste, était censée faire germer l’idée, ça et là – avec dans le proche passé des américains le rôle attribué à Saddam Hussein – que, vue la couleur de peau d’Obama, ses origines étrangères, il pourrait bien être musulman, pire, arabe, ce qui égratignait sérieusement l'image d’une Amérique caucasienne.
Le 04 novembre 2008, Barack Obama, 47 ans, est élu 44e président des États-Unis d'Amérique avec 52,5% des suffrages contre 46,2% pour son rival républicain John McCain (64.908.616 voix et 364 grands électeurs contre 57.083.294 voix et 162 grands électeurs). Il est le premier président noir de l'histoire des Etats-Unis.
La page « Hussein » aurait pu être tournée ce jour-là, mais dans le contexte de guerre américaine en Irak et en Afghanistan et de conflit israélo-palestinien tendu, ce deuxième prénom n’était pas prêt de tomber dans les oubliettes.
Le premier appel téléphonique du président des Etats-Unis fraîchement élu à un dirigeant étranger est pour le palestinien Mahmoud Abbas, ce avant même un contact avec le premier ministre israélien Ehud Olmert, jusqu'alors considéré comme l'interlocuteur privilégié de Washington.
Il réserve son premier entretien télévisé à une chaîne arabe et prône un nouveau partenariat avec le monde musulman « basé sur le respect et l'intérêt mutuel » dans le but de donner aussi des gages au monde arabo-musulman.
Il considère l'Iran comme interlocuteur incontournable étant un soutien actif du Hamas palestinien et du Hezbollah libanais, au même titre que la Syrie, et s'engage à élargir le champ des négociations et à privilégier le dialogue.
Le 20 mars 2009, il s'adresse directement au président de la République islamique d'Iran, Mahmoud Ahmadinejad, dans un enregistrement vidéo destiné à être diffusé sur plusieurs chaînes du Moyen-Orient, et l’invite à tourner la page de trois décennies de politique américaine hostile vis-à-vis de Téhéran.
Les 06 et 07 avril 2009, il visite la Turquie où il réaffirme la politique d'apaisement de Washington vis-à-vis du monde musulman. Il déclare que les Etats-Unis « ne sont pas et ne seront jamais en guerre contre l'Islam », et renouvelle son soutien à l'entrée de la Turquie dans l'Union Européenne.
Le 18 mai 2009, il reçoit à Washington le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, à qui il réaffirme son souhait de voir un Etat palestinien aux côtés de l'Etat israélien, au grand dam des dirigeants israéliens habitués à voir leurs stratégies va-t-en guerre soutenues sans réserves par l'administration américaine, et rappelle que la feuille de route de 2003 du Quartet pour la paix au Proche-Orient impose à Israël le gel de la colonisation illégale des Territoires palestiniens.
Le 04 juin 2009, il prononce un discours au Caire nourri de citations du Coran où il réaffirme sa volonté de rétablir les liens de l'Occident avec le monde arabo-musulman. Il n'hésite pas à parler de « situation intolérable » pour les Palestiniens qui « vivent l'humiliation d'une occupation » et précise que « l'Amérique sera aux côtés de ceux qui veulent la paix ».
Le 23 septembre 2009, lors de son premier discours devant l'Assemblée générale annuelle de l'ONU, il rappelle que « les Etats-Unis ne reconnaissent pas la légitimité de la poursuite de la colonisation israélienne ».
Un an plus tard, le 31 août 2010, Barack Obama annonce lors d’une allocution depuis le bureau ovale la fin des opérations de combat en Irak et le retrait des troupes américaines en Afghanistan prévu l’été 2011.
Le 2 septembre, Israéliens et Palestiniens ont repris leurs pourparlers de paix à Washington sous l'égide des Etats-Unis, vingt mois après avoir cessé tout dialogue direct. Barack Obama avait réaffirmé la veille à l'ONU la position des Etats-Unis en faveur d'une prorogation du gel.
Le 26 septembre 2010, à peine le moratoire expiré, les travaux de construction ont commencé dans des colonies de Cisjordanie occupée. Le bureau de Benyamin Nétanyahou a donné son accord au redémarrage de la construction à condition qu'elle ne soit pas trop visible (sic). Avi Naim, Le maire de la colonie cisjordanienne dit d’Obama qu’il « déteste les Juifs et est un anti-sémite » et ajoute : « je dis à Barack Hussein Obama qu'il ne sera pas en mesure de nous arrêter ».
Sur les réseaux sociaux israéliens, une prière est affichée sur plusieurs profils :
« Dieu
Tu as rappelé auprès de Toi mon meilleur acteur, Patrick Swazie.
Tu as rappelé auprès de Toi ma meilleure actrice, Farah Fawcett.
Tu as rappelé auprès de Toi mon meilleur chanteur, Michael Jackson.
Je voudrais juste que Tu saches que mon meilleur président est Barack Obama.
Amen. »
Dans le sillage de ce racisme latent, Sarah Palin nommait son concurrent par son deuxième prénom « Hussein ». Cette tactique, auparavant électoraliste, était censée faire germer l’idée, ça et là – avec dans le proche passé des américains le rôle attribué à Saddam Hussein – que, vue la couleur de peau d’Obama, ses origines étrangères, il pourrait bien être musulman, pire, arabe, ce qui égratignait sérieusement l'image d’une Amérique caucasienne.
Le 04 novembre 2008, Barack Obama, 47 ans, est élu 44e président des États-Unis d'Amérique avec 52,5% des suffrages contre 46,2% pour son rival républicain John McCain (64.908.616 voix et 364 grands électeurs contre 57.083.294 voix et 162 grands électeurs). Il est le premier président noir de l'histoire des Etats-Unis.
La page « Hussein » aurait pu être tournée ce jour-là, mais dans le contexte de guerre américaine en Irak et en Afghanistan et de conflit israélo-palestinien tendu, ce deuxième prénom n’était pas prêt de tomber dans les oubliettes.
Le premier appel téléphonique du président des Etats-Unis fraîchement élu à un dirigeant étranger est pour le palestinien Mahmoud Abbas, ce avant même un contact avec le premier ministre israélien Ehud Olmert, jusqu'alors considéré comme l'interlocuteur privilégié de Washington.
Il réserve son premier entretien télévisé à une chaîne arabe et prône un nouveau partenariat avec le monde musulman « basé sur le respect et l'intérêt mutuel » dans le but de donner aussi des gages au monde arabo-musulman.
Il considère l'Iran comme interlocuteur incontournable étant un soutien actif du Hamas palestinien et du Hezbollah libanais, au même titre que la Syrie, et s'engage à élargir le champ des négociations et à privilégier le dialogue.
Le 20 mars 2009, il s'adresse directement au président de la République islamique d'Iran, Mahmoud Ahmadinejad, dans un enregistrement vidéo destiné à être diffusé sur plusieurs chaînes du Moyen-Orient, et l’invite à tourner la page de trois décennies de politique américaine hostile vis-à-vis de Téhéran.
Les 06 et 07 avril 2009, il visite la Turquie où il réaffirme la politique d'apaisement de Washington vis-à-vis du monde musulman. Il déclare que les Etats-Unis « ne sont pas et ne seront jamais en guerre contre l'Islam », et renouvelle son soutien à l'entrée de la Turquie dans l'Union Européenne.
Le 18 mai 2009, il reçoit à Washington le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, à qui il réaffirme son souhait de voir un Etat palestinien aux côtés de l'Etat israélien, au grand dam des dirigeants israéliens habitués à voir leurs stratégies va-t-en guerre soutenues sans réserves par l'administration américaine, et rappelle que la feuille de route de 2003 du Quartet pour la paix au Proche-Orient impose à Israël le gel de la colonisation illégale des Territoires palestiniens.
Le 04 juin 2009, il prononce un discours au Caire nourri de citations du Coran où il réaffirme sa volonté de rétablir les liens de l'Occident avec le monde arabo-musulman. Il n'hésite pas à parler de « situation intolérable » pour les Palestiniens qui « vivent l'humiliation d'une occupation » et précise que « l'Amérique sera aux côtés de ceux qui veulent la paix ».
Le 23 septembre 2009, lors de son premier discours devant l'Assemblée générale annuelle de l'ONU, il rappelle que « les Etats-Unis ne reconnaissent pas la légitimité de la poursuite de la colonisation israélienne ».
Un an plus tard, le 31 août 2010, Barack Obama annonce lors d’une allocution depuis le bureau ovale la fin des opérations de combat en Irak et le retrait des troupes américaines en Afghanistan prévu l’été 2011.
Le 2 septembre, Israéliens et Palestiniens ont repris leurs pourparlers de paix à Washington sous l'égide des Etats-Unis, vingt mois après avoir cessé tout dialogue direct. Barack Obama avait réaffirmé la veille à l'ONU la position des Etats-Unis en faveur d'une prorogation du gel.
Le 26 septembre 2010, à peine le moratoire expiré, les travaux de construction ont commencé dans des colonies de Cisjordanie occupée. Le bureau de Benyamin Nétanyahou a donné son accord au redémarrage de la construction à condition qu'elle ne soit pas trop visible (sic). Avi Naim, Le maire de la colonie cisjordanienne dit d’Obama qu’il « déteste les Juifs et est un anti-sémite » et ajoute : « je dis à Barack Hussein Obama qu'il ne sera pas en mesure de nous arrêter ».
Sur les réseaux sociaux israéliens, une prière est affichée sur plusieurs profils :
« Dieu
Tu as rappelé auprès de Toi mon meilleur acteur, Patrick Swazie.
Tu as rappelé auprès de Toi ma meilleure actrice, Farah Fawcett.
Tu as rappelé auprès de Toi mon meilleur chanteur, Michael Jackson.
Je voudrais juste que Tu saches que mon meilleur président est Barack Obama.
Amen. »