Le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou a promis aujourd’hui « d'étonner les sceptiques » qui doutent que les négociations directes avec les Palestiniens censées reprendre le 2 septembre puissent parvenir à des accords de paix.
« Je peux comprendre les sceptiques. Mais nous avons bien l'intention de les étonner, à condition d'avoir un partenaire sérieux » dans la négociation.
Il a réaffirmé par ailleurs qu'un tel accord devait être fondé « sur des arrangements de sécurité » satisfaisants pour Israël, sur la reconnaissance par les Palestiniens d'Israël « comme Etat du peuple juif », et mettre un « point final au conflit ».
Dès l'annonce vendredi à Washington par la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton de la reprise des négociations directes, Benyamin Nétanyahou s'était félicité que l'invitation ait été formulée sans « conditions préalables », alors que les Palestiniens avaient réclamé un gel de la colonisation.
Cette brève de l’AFP pourrait donner de l’espoir, elle pourrait aussi apaiser ceux qui attendent depuis longtemps une solution à ce conflit qui ronge la région depuis 60 ans. Cette brève met en avant la volonté de paix que veut bien afficher le dirigeant israélien et nous met en position d’attendre que, en face, il va falloir que quelqu’un soit au rendez-vous et marche main dans la main vers ce « point final ».
Bien entendu, si on arrive de Mars et qu’on tombe sur cette excellente nouvelle, on a toutes les raisons de se réjouir voyant les hommes qui peuplent la Terre tendre aussi fort vers la paix.
Seulement si on arrive de Mars !
A bien relire cette brève, on sait déjà que Monsieur Nétanyahou a toutes les raisons d’expliquer, en cas d’échec des négociations, à ces sceptiques qui vont réclamer leur quart d’heure d’étonnement, que, hélas, il n’avait pas le « partenaire sérieux ». Eh oui ! Il a ouvert une porte pour nous étonner mais il en a aussi ouvert une autre pour ne rien se reprocher.
Il se réjouit également que l’invitation ait été formulée sans « conditions préalables », alors que lui en a déjà insidieusement imposée une, qui servira plus de prétexte que de base de négociation. En revanche, s’il n’y en avait qu’une, on se serait limité de sourire en se disant enfin que nous ne sommes pas nés de la dernière pluie et qu’on y voit plus que du feu. Car, insidieusement encore, il y en a bien d’autres :
Avouez qu’il y a là une sacrée liste de conditions ! Ceux qui voudraient absolument y croire vont peut-être trouver exagéré de voir tant de mal partout.
Si le mal n’est pas partout, il pourrait en tout cas l’être puisque dans les deux derniers cas (sachant que le premier est largement lisible), tous les scénarios sont possibles, même les pires, qui, hélas, sont plus courants dans ce conflit.
Cet ensemble de pirouettes dont fait preuve monsieur Nétanyahou fait penser à une autre qui est passée honteusement inaperçue. Le 11 août dernier pendant qu’il paradait avec ses vœux de bon ramadan aux musulmans, un ancien cimetière musulman à Jérusalem-ouest a vu, la veille, le 10 août, arriver des bulldozers israéliens qui ont rasé des dizaines de sépultures où plusieurs saints Soufi sont enterrés. Ce cimetière dit Ma'man Allah se situe sur un terrain où le centre Simon Wiesenthal pour la recherche des criminels nazis veut édifier un musée de la Tolérance (sic). La Cour suprême d'Israël, qui avait dans un premier temps ordonné de suspendre les travaux entamés il y a plus de cinq ans, a finalement donné son feu vert à leur reprise en janvier 2009. Devant les protestations, un porte-parole de la police a pour sa part indiqué qu'il allait examiner l’incident. Il en est où ?
« Je peux comprendre les sceptiques. Mais nous avons bien l'intention de les étonner, à condition d'avoir un partenaire sérieux » dans la négociation.
Il a réaffirmé par ailleurs qu'un tel accord devait être fondé « sur des arrangements de sécurité » satisfaisants pour Israël, sur la reconnaissance par les Palestiniens d'Israël « comme Etat du peuple juif », et mettre un « point final au conflit ».
Dès l'annonce vendredi à Washington par la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton de la reprise des négociations directes, Benyamin Nétanyahou s'était félicité que l'invitation ait été formulée sans « conditions préalables », alors que les Palestiniens avaient réclamé un gel de la colonisation.
Cette brève de l’AFP pourrait donner de l’espoir, elle pourrait aussi apaiser ceux qui attendent depuis longtemps une solution à ce conflit qui ronge la région depuis 60 ans. Cette brève met en avant la volonté de paix que veut bien afficher le dirigeant israélien et nous met en position d’attendre que, en face, il va falloir que quelqu’un soit au rendez-vous et marche main dans la main vers ce « point final ».
Bien entendu, si on arrive de Mars et qu’on tombe sur cette excellente nouvelle, on a toutes les raisons de se réjouir voyant les hommes qui peuplent la Terre tendre aussi fort vers la paix.
Seulement si on arrive de Mars !
A bien relire cette brève, on sait déjà que Monsieur Nétanyahou a toutes les raisons d’expliquer, en cas d’échec des négociations, à ces sceptiques qui vont réclamer leur quart d’heure d’étonnement, que, hélas, il n’avait pas le « partenaire sérieux ». Eh oui ! Il a ouvert une porte pour nous étonner mais il en a aussi ouvert une autre pour ne rien se reprocher.
Il se réjouit également que l’invitation ait été formulée sans « conditions préalables », alors que lui en a déjà insidieusement imposée une, qui servira plus de prétexte que de base de négociation. En revanche, s’il n’y en avait qu’une, on se serait limité de sourire en se disant enfin que nous ne sommes pas nés de la dernière pluie et qu’on y voit plus que du feu. Car, insidieusement encore, il y en a bien d’autres :
- Si les Palestiniens doivent s’assoir sur le gel de la colonisation, c’est que la colonisation doit continuer. Israël négocie donc à condition que cette colonisation ne soit pas interrompue.
- Si les Palestiniens doivent accepter l’accord de paix, il faut qu’ils accepte aussi qu’il soit fondé « sur des arrangements de sécurité » satisfaisants pour l’État d’Israël.
- Il faut aussi que les Palestiniens accepte qu’Israël soit l’État du peuple juif.
Avouez qu’il y a là une sacrée liste de conditions ! Ceux qui voudraient absolument y croire vont peut-être trouver exagéré de voir tant de mal partout.
Si le mal n’est pas partout, il pourrait en tout cas l’être puisque dans les deux derniers cas (sachant que le premier est largement lisible), tous les scénarios sont possibles, même les pires, qui, hélas, sont plus courants dans ce conflit.
- Si l’accord doit être fondé « sur des arrangements de sécurité » satisfaisants pour l’État d’Israël, il pourrait également mentionné des arrangements de sécurité pour les (ou l’État) Palestinien(s). Juste pour le principe, histoire de sentir une bonne volonté.
A noter que ces « arrangements de sécurité » ont déjà eu beaucoup de formes assez effrayantes sur le terrain : blocus des territoires palestiniens, érection d’un mur de séparation… Ces arrangements pourraient aussi vouloir dire que l’État palestinien ne devrait pas être correctement armé, ne disposant pas de la liberté de ses frontières et encore moins d’un port et d’un aéroport dignes de ce nom. Ce qui voudrait dire que les organisations comme le Hamas continueront à exister, armée par des réseaux clandestins jusqu’à devenir plus fort que l’État palestinien lui-même… et revenir ainsi à la case départ, c’est à dire rendre les représentant de l’autorité palestinienne encore moins sérieux. - Si les Palestiniens doivent accepter qu’Israël soit l’état du peuple juif, il faudrait par ailleurs qu’Israël garantisse un traitement correct à ceux qui ne le sont pas ! Cette mesure ouvre en effet la voie à l’expropriation, l’exil et la persécution des non-juifs. Il faudrait aussi qu’Israël accepte de démanteler ses colonisations en retour, reconnaissant par là que les terres palestiniennes sont les terres d’un État palestinien. Ça va être dur à n’en pas douter.
Cet ensemble de pirouettes dont fait preuve monsieur Nétanyahou fait penser à une autre qui est passée honteusement inaperçue. Le 11 août dernier pendant qu’il paradait avec ses vœux de bon ramadan aux musulmans, un ancien cimetière musulman à Jérusalem-ouest a vu, la veille, le 10 août, arriver des bulldozers israéliens qui ont rasé des dizaines de sépultures où plusieurs saints Soufi sont enterrés. Ce cimetière dit Ma'man Allah se situe sur un terrain où le centre Simon Wiesenthal pour la recherche des criminels nazis veut édifier un musée de la Tolérance (sic). La Cour suprême d'Israël, qui avait dans un premier temps ordonné de suspendre les travaux entamés il y a plus de cinq ans, a finalement donné son feu vert à leur reprise en janvier 2009. Devant les protestations, un porte-parole de la police a pour sa part indiqué qu'il allait examiner l’incident. Il en est où ?